Il est déplorable de constater que 70 % de ceux qui enseignent les enfants du Sénégal dans les universités publiques sénégalaises, dont les vacataires, sont dans la précarité et dans l’extrême souffrance.
Mais le problème ne s’arrête pas là. Nos enseignants, pourtant piliers du savoir, sont souvent dévalorisés, mal rémunérés, et laissés sans moyens pour transmettre leurs connaissances. Quant aux doctorants, véritables experts dans leurs domaines, ils peinent à trouver des opportunités pour servir le pays, alors qu’ils devraient être les moteurs de l’innovation et du développement.
Pendant ce temps, les politiciens, dont beaucoup ne contribuent en rien à la construction de la nation, sont favorisés et accaparent les ressources qui devraient être investies dans l’éducation et la recherche. Il est temps de se poser une question fondamentale : à quoi sert l’éducation si elle ne prépare pas un avenir digne pour la jeunesse et le pays ?
Ce cri d’alarme doit nous pousser à exiger des réformes sincères, un investissement massif dans l’éducation et une reconnaissance de ceux qui contribuent véritablement au progrès de la nation. Le Sénégal ne peut avancer sans un système éducatif solide et respecté.
Cheikhouna NDIAYE
Étudiant en informatique de gestion à l’UCAB
Étudiant en informatique de gestion à l’UCAB